La consistance : une caractéristique de premier ordre
Problèmes entraînés par la consistance liquide :
difficile à contrôler dans la bouche
s'étale plus dans tout le fond de la bouche (pharynx)
s'écoule plus rapidement
retard du réflexe de déglutition
Problèmes entraînés par la consistance solide :
problèmes liés aux dents et aux prothèses dentaires: car la nourriture ne peut être broyée en petits morceaux
atrophie musculaire la mastication est trop pénible
Problèmes entraînés par la consistance très liquide :
le patient avale de travers (phénomène de fausse-route)
Mesures diététiques
Une consistance de bouillie homogène s'avère la plus facile à avaler.
Conclusion :
Il est nécessaire d'adapter la consistance des aliments et des boissons en épaississant les aliments très liquides (soupes, boissons).
Mixer ou réduire en purée les aliments solides.
Veiller à obtenir une consistance homogène, c'est à dire à ne pas avoir différentes consistances dans un seul et même aliment (par ex. proscrire les yaourts aux fruits).
Préparation :
Contrôler la stabilité des lunettes ainsi que la bonne mise en place de la prothèse auditive et de la prothèse dentaire.
Veiller à ce que le patient ait une position correcte.
Conditions préalables :
- existence d'un réflexe de déglutition et d'un réflexe tussigène
- Le patient doit pouvoir avaler sa salive.
Conseils pour l'administration de la nourriture :
- distance entre la bouche et la nourriture : env. 30 cm
- Faire voir, sentir, goûter les aliments afin de stimuler la salivation et l'appétit.
- Donner au patient le temps de bien mastiquer et d'avaler.
- La distance entre la bouche et les aliments ne doit pas dépasser 30 cm.
Choisir une nourriture adaptée :
- Consistance : le plus simple est de choisir une nourriture sous forme de bouillie, ou éventuellement solide, le plus difficile à avaler étant les liquides.
- Les aliments alliant deux consistances différentes (par ex. les yaourts aux fruits ou aux céréales) posent problème.
- Pour administrer la nourriture à la cuillère : présenter celle-ci par la partie antérieure inférieure de la bouche.
- Ne pas cogner la cuillère contre les dents, au risque de déclencher un réflexe de morsure.
- Ne mettre qu'un peu de nourriture dans la cuillère.
- Déposer les aliments dans le milieu de la bouche, en abaissant le tiers antérieur de la langue avec la cuillère (afin de prévenir un mouvement de recul de la langue).
- Retirer la cuillère horizontalement.
- Avant de passer à la cuillerée suivante, la bouche doit être vide.
Après le repas :
- Procéder aux soins de la bouche, enlever les restes de nourriture.
- Laisser le malade assis verticalement env. 20 minutes = prophylaxie de l'aspiration.
- Faire un compte rendu des problèmes individuels et en informer le reste du personnel médical.
De manière générale :
- Si possible, mettre la cuillère ou le verre dans la main du patient et guider cette dernière.
- Pendant le repas, ne pas distraire l'attention du patient par une conversation.
- Le respect des anciennes habitudes alimentaires quant au lieu, à l'ambiance, au choix des aliments sont les meilleurs stimulants de la déglutition.
Pour donner à boire :
- Les personnes âgées avalent facilement les liquides de travers, car le réflexe de déglutition est retardé.
- Lorsque le patient boit dans un gobelet à bec ou dans un gobelet étroit, la tête doit être penchée vers l'arrière, ce qui augmente encore les risques qu'il avale de travers.
Il est donc préférable :
- de donner à boire les liquides ou la soupe dans des bols ou d'utiliser des gobelets échancrés au niveau du nez.
- d'épaissir les liquides, par ex. avec Resource® ThickenUp